Médiévale   Renaissance   Baroque   Moderne

La vielle à roue, appellée à l'origine "Symphonie" ou "Chiffonie", reste pendant tout le XVIème siècle l'instrument des chanteurs ambulants et des aveugles.

Détail d'un tableau de Jerome Bosch 'Le Jardin de Délices' (1503)/   Détail d'un tableau de Jerome Bosch 'Le Jardin de Délices' (1503)

C'est au XVIIIème siècle qu'elle connaît son heure de gloire et, comme la musette, fait partie de ces instruments adoptés par l'aristocratie française. A cette époque, les vielles s'ornent d'incrustations d'ébène ou de pierres précieuses et le manche de chaque instrument se termine, comme celui des violes, par une tête finement sculptée.

Le clavier s'étend, les bourdons se perfectionnent et possèdent un nom: "la Trompette", "la Mouche", et "le Grand et Petit Bourdon". Le dernier perfectionnement emprunté à la Trompette Marine est l'adjonction d'un petit chevalet passant sous la Trompette, d'où le "coup de poignet".

De grands compositeurs ont laissé des oeuvres qui témoignent d'une gloire que le développement du Piano Forte allait détruire à la fin du XVIIIème siècle.

Les modèles de vielles à roue qui sont présentés ici ont été fabriqués par Bryan Tolley. La vielle en haut de la page est un instrument de la Renaissance, une copie d'une vielle représentée dans une peinture de Jérôme Bosch (1503).

Une vielle à roue baroque (Varquin 1751)

















La vielle à roue (ci-dessus) est un instrument baroque conçu d'après le luthier français Varquin (1751).



















Une vielle à roue du 19 ème siècle après Nigout (ci-dessus)



Une vielle à roue électro-acoustique












La vielle à roue noire (ci-dessus) est un instrument électro-acoustique futuriste issu de l'imagination de Bryan Tolley mêlant bois éxotiques et matériaux modernes. Le corps est en fibre de verre laqué noir et la roue est en fibre de carbone.

          Une vielle à roue électrique




La vielle jaune (ci-dessus) est un instrument électrique capable de jouer du rock et du jazz. Les circuits électroniques intégrés à l'instrument permettent de se livrer à des modulations sans que celles-ci soient limitées par les bourdons. Le corps est en érable laqué jaune avec un clavier d'ébène; la roue est composée d'aluminium et de plexiglas.

Voici une autre vielle à roue électro-acoustique, fabriquée comme la vielle noire, mais plus élaborée, avec plus de cordes et avec des capodastres sur les bourdons et les trompettes. Elle se distingue par l'innovation exceptionnelle suivante : le clavier ouvert reste à la note fondamentale, mais il est capable de descendre d'un ton (deux demi-tons) sous la tonique grâce à deux clés supplémentaires.